La recharge de Cartouches d’encre

Le principe de la recharge des cartouches d’encre est né il y a une trentaine d’années mais se popularise dans le monde depuis une vingtaine d’année grâce à l’émergence de fabricants de cartouches génériques dites « remanufacturées » et du succès commercial de nouveaux réseaux de distribution.

Selon que l’on recharge une cartouche jet d’encre ou une cartouche de toner laser, les méthodes sont très différentes. Il s’agit en fait de deux métiers différents.

  • Une cartouche jet d’encre est constituée d’une coque en plastique qui contient une éponge remplie d’encre composée de pigments, de solvants et d’eau.
  • Une cartouche laser est composée de plastique, de métal, de caoutchouc et de toner (poudre composée de pigments et de microparticules métalliques).

Le fonctionnement est de loin plus complexe et nécessite une formation spécifique. La cartouche laser est composée de nombreuses pièces d’usure comme le tambour, les rouleaux de transfert de charge électrique, des rouleaux magnétiques et autres racleurs…

À ce stade, on comprend l’intérêt écologique du rechargement des cartouches d’encre jet d’encre et toner laser. Prôner la réutilisation des cartouches d’encre est un enjeu majeur, au même titre que de trier le papier !

1.4 Milliard de cartouches sont produites par an (source).
En France, sur l’année 2010, ont été vendu 88 millions de cartouches d’encre (source GFK) dont même pas 10% sont rechargées et réutilisées.

Même si c’est encore peu développé, l’usage de cartouches rechargées se démocratise peu à peu. Le problème est qu’il y a autant de qualités de cartouches rechargées que de sociétés pour les recharger ! Nous allons ici nous attacher à vous décrire les procédés utilisés, les plus sérieux, qui garantissent une qualité optimale.

Des acteurs ou des marques peu sérieuses ternissent l’image de ce type de cartouches d’encre, alors même qu’elles représentent une vraie alternative aux cartouches d’encre à la marque d’origine.

Quelques principes de base :
– Ne recharger exclusivement que des cartouches d’encre vides à la marque constructeur (HP, Canon, Epson, Brother…)
– N’utiliser que des encres spécifiques (à chaque référence de cartouche, son encre adaptée)
– Utiliser des procédés éprouvés (remettre le niveau d’acidité des éponges à un niveau neutre, nettoyer les têtes d’impression à l’aide de matériel adapté, remplir les cartouches sous vide d’air …)
– Tester toutes les cartouches rechargées pour s’assurer du bon état de chaque élément de la cartouche !

Dès que l’on déroge à ces règles, en tant que fabricant de cartouches rechargées, on s’expose à des problèmes de fonctionnement, voir à des retours de clients …

On a vu fleurir des kits de recharge pour les cartouches jet d’encre dans les grandes surfaces ou sur les marchés . Au delà de la qualité des encres – compatibles – qui laisse en général à désirer, la promesse est séduisante, car pour une somme « modique » il est possible de s’assurer 20 recharges successives bla bla… compte tenu de la consommation d’un particulier, cela voudrait dire qu’il a un plein d’encre pour les 10 prochaines années… or son imprimante sera certainement endommagée l’année suivante… sans compter sur le fait que de jouer à l’artisan « rechargeur » est sympathique mais un peu salissant et sans résultat probant… parmi ceux qui ont essayé, combien ont persisté ? Peu… à n’en pas douter.

Tout cela pour dire qu’il vaut mieux faire appel à des professionnels, à la fois pour réaliser de réelles économies, que pour s’assurer un travail de qualité et préserver son imprimante dans le temps.

Il est convenu de dire que le taux de retour (cartouche défectueuse) d’une cartouche d’origine à la marque constructeur est de 1 à 3 % selon les types de cartouches d’encre.

On constate que le taux de retour d’une cartouche rechargée est de l’ordre de 2 à 6 % soit le double.

Nous nous efforçons de réduire ce chiffre, mais il ne faut pas oublier que les cartouches rechargées sont des cartouches qui ont déjà effectué un cycle d’impression, elles ont été retraitées et retravaillées, elles ne sont donc pas aussi stables que pourraient l’être des cartouches d’origine.

Sachant cela, il faut- en tant que consommateur- trouver le distributeur ou le « rechargeur » qui aura l’approche commerciale adaptée en assurant un service après vente de proximité suffisamment réactif pour de permettre de pallier à ce taux de cartouches défectueuses un peu supérieur à celui d’une cartouche d’encre à la marque.

C’est bien souvent là que se fait toute la différence. Chez KERink, nous testons la majorité des circuits électriques et des têtes d’impression directement en boutique !

Une cartouche de ce type se prête peu à la vente en grande distribution (ou sur internet) car le vendeur ne connait pas les spécificités de ce type de produit, il est à la peine pour expliquer comment les utiliser, il est incapable de gérer le retour des produits défectueux en plus du fait que les cartouches jet d’encre rechargées supportent moins bien le stockage prolongé (aucun souci pour les cartouches laser par contre).

Autant de bonnes raisons pour avoir recours au spécialiste du coin de la rue qui aura toutes les raisons de vous satisfaire afin de vous fidéliser.

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